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Les récits de ce voyage seront regroupés ici (par billet). Le premier billet concerne le jour du départ. Les 5 autres seront consacrés à nos 5 étapes (Antigua, Panajachel & Chichicastenango, San Pedro la Laguna, Quetzaltenango et Monterrico). Pour une présentation préalable du Blog et du voyage cliquez dans le menu de droite ou ici.

7. This is the end

Lundi 22 mai 2017. Lever vers 6h, dernier coup d'œil sur le pacifique (plage déserte), puis nous quittons Monterrico vers 7h30 à l'aide d'un premier micro-bus (il fait très chaud déjà!). À pueblo viejo nous sautons dans un second micro-bus pour Puerto Quetzal. Puis un gros bus bondé (3 par siège de 2) nous conduit à Escuintla. Enfin un 4ème et dernier bus nous permet d'atteindre notre destination: Antigua! Retour à l'hôtel Capitan Tom, où nous avions réservé une chambre lors de notre précédent séjour à Antigua (il y a 13 jours). Enfin, hôtel... plutôt auberge de jeunesse sympathique. Taniana, la patronne est russe avec pas mal de caractère! John, un franco américain très cool d'une petite soixantaine d'année y est pilier d'auberge (et de comptoir aussi apparemment!). Les autres voyageurs (étasuniens, israéliens, québécois, français, espagnol...) sont quant à eux plutôt de jeunes baroudeurs (la vingtaine et des poussières). C'est quand même Yuna qui bat ici le record de précocité avec ses 8 ans et 10 mois. Tout le monde se retrouve au salon du rez de chaussée ou sur la terrasse panoramique (vue incroyable sur le volcan Agua). Ambiance cool, légèrement hippie sur les bords... Nous profitons de nos derniers instants à Antigua et au Guatemala (il restera une matinée encore) pour nous nourrir de l'atmosphère particulière du marché et pour photographier mentalement à la volée une série d'instantanés de vie de cette ville. Proxima etapa: l'aeropuerto de Guatemala City... demain.

Mardi 23 mai 2017. Lever à 5h30 comme ça naturellement, sans effort! Avantage: la lumière sur les 3 volcans qui entourent Antigua est magnifique! Soudain, el Fuego entre en éruption! Sublime cheminée de cendres rosées qui monte brusquement vers le ciel! Sympa pour commencer la journée! La suite est moins fun... nous devons prendre un taxi dans quelques heures et quitter cette chouette auberge, Antigua et le Guatemala! Une escale au Salvador est prévue puis  la traversée de l'Atlantique vers Madrid avant d'arriver à Toulouse demain vers 18h30.

El Fuego en éruption

6. Monterrico

Vendredi 19 mai 2017. Lever à 5h30 pour rejoindre le Parque central d'où nous prenons un taxi pour le terminal minerva. Le chauffeur très cool nous arrête devant le premier bus que nous devons emprunter pour rejoindre Monterrico sur le Pacifique (à 6h du mat). Première étape: Mazatenango, que nous atteignons en 2h en observant au passage le volcan Santiaguito en éruption (de cendres). Nous passons également dans un petit village isolé, traversé par une route en terre à moitié inondée et farcie de nids de poule! Sortie du village sur un pont à peine plus large que notre bus! À Mazatenango deuxième bus à destination d'Escuintla. De là, au milieu d'un carrefour bruyant, nous interceptons un taxi pour le terminal de bus puis un bus bondé dont l'assistant du chauffeur prétend qu'il se rend à Monterrico directo! Cool! Enfin c'était une petit blague très amusante car à Taxisco nous devons descendre et prendre un autre bus pour... la Avellana. Problème, à la Avellana, plus de route, mais un canal qui s'enfonce dans une mangrove luxuriante! Problème résolu grâce à une lancha motorisé qui nous permet enfin, par cet itinéraire bis, d'atteindre Monterrico après 7h de voyage! Effort récompensé par le petit bungalow en toit de palmes que nous obtenons, posé au milieu de cocotiers, accolé à une petite piscine et à 100m d'une immense plage de sable noir où d'énormes vagues s'écrasent! Comme la chaleur nous écrase justement (nous avons perdu 2400m d'altitude et gagné au moins 15 degrés), nous profitons immédiatement de la piscine! Plus tard balade dans le village où l'extrême nonchalance règne mais où les gens nous apparaissent moins chaleureux que dans les hautes terres (autre culture et autre rapport au tourisme dans cette station balnéaire apparemment...).Bus pour la Avellana

Samedi 20 mai. Ce matin, direction le Parque Hawaii en micro-bus. Les bleds dans le coin ont des noms connus: Hawaii, Honolulu, Marbella, mais aucun lien (à part la plage of course). Bref le chauffeur nous dépose à Hawaii et non  au Parque, ce qui nous permet de profiter d'une balade de 20 Minutes sous un cagnard des plus agréables! Sur place le fameux parc se résume à 3 cages avec quelques perroquets, des poissons et des minuscules tortues! Pas de caïmans, ni d'iguanes comme mentionné dans le routard! Pas grave, la plage est juste derrière, allons piquer une tête puisque l'océan est ici beaucoup plus calme qu'à Monterrico (le routard édition 2016/2017). Encore raté! Les vagues et les courants sont aussi forts qu'à Monterrico et par conséquent je me lance seul (Patrice) dans la machine à laver du pacifique! Retour à l'hôtel pour que tout le monde puisse profiter de la baignade (dans la piscine!). Peu après, bien qu'echaudés par notre échec au Parque Hawaii, nous tentons la visite du Tortugario Monterrico juste à côté de l'hôtel. Même s'il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard, celui-ci possède quelques spécimens de caïmans de différentes tailles, des iguanes de différentes espèces, des (petites) tortues et des millions de moustiques super voraces! Retour par la plage de Monterrico pour observer les vagues s'écraser bruyamment sur le sable noir brûlant. En rentrant à l'hôtel, nous observons un autre spectacle... celui des riches guatémaltèques qui déboulent ici le samedi soir, en gros pickup vitres teintées, pour faire la fête. Et il semblerait qu'il y ait des constantes sociales internationales en matière de classes dominantes: arrogance, suffisance, mépris de classe... les indiens des hautes terres commencent à nous manquer.

Sur la route du Parque HawaiiDimanche 21 mai. La nuit a été rude! Un énorme orage accompagné d'une pluie torrentielle nous a empêché de dormir une partie de la nuit. L'eau s'est infiltrée sous la porte et a commencé à inonder le bungalow! Affaires sauvées in extremis! Comme une impression de déjà vu (camping). Et puis lorsqu'il s'est arrêté, la musique provenant d'une soirée privée (sous tente) sur la plage, a repris de plus belle. Bref, à 4h30 quand le réveil a sonné nous étions moyennement frais! Car ce matin nous nous levons avant l'aube pour profiter d'un circuit en bateau à travers la mangrove. Belle balade reposante de deux heure où nous observons principalement des hérons et des martins-pêcheurs mais également de grosse termitières, des pêcheurs au filet (en barque) et une belle chaîne de volcans à l'horizon. Au retour, nous rentrons à l'hôtel en empruntant des petits chemins de terre qui nous éloignent de la rue commerçante et des hôtels. Cela nous permet de découvrir un autre Monterrico, celui des petits habitations modestes aux toits de palme où des familles se prélassent dans les hamacs de leurs petits jardins; au milieu des filets de pêche, des poules et des poussins! Après midi farniente entre la plage, la piscine et le village. Les riches familles commencent à déserter l'hôtel pour rejoindre la capitale... bonne nouvelle! Nous allons peut-être profiter du restaurant de la plage pour nous tout seul! Demain retour à Antigua avant notre départ pour le vieille Europe... mardiPlage de Monterrico!

5. Quetzaltenango

Lundi 15 mai 2017. Départ à 7h de San Pedro la Laguna pour rejoindre Quetzaltenango, capitale des hautes terres. La première heure de bus est particulièrement éprouvante. La route qui serpente dans la montagne est truffée de nids de poule qui nous obligent à nous cramponner fermement aux sièges pour éviter de décoller! Après 3h nous atteignons enfin Quetzaltenango (ou Xela sous son appellation dérivée du maya quiché) située à environ 2400m d'altitude. Après avoir rejoints l'hôtel Lar Antiqua, nous décidons de partir illico pour San André Xecul qui possède une des églises les plus incroyable du pays. Il faut l'admirer l'après-midi (lorsque le soleil l'éclaire) et comme justement le soleil perce un peu, il est temps de s'y rendre! Première étape : prendre un collectivo bondé pour le terminal Minerva (24 dans un van!). Deuxième étape : prendre un bus vers le nord qui nous déposera au carrefour de Moriera. Troisième étape: intercepter un bus pour San André Xecul et atteindre le village après une heure de trajet pour... 12 km parcourus! Mais le mini périple en valait la chandelle. La façade de l'église est extraordinaire. D'un jaune vif intense, elle est chargée de décorations très colorées également (en jaune, rouge et bleu). Des fleurs, des anges et des jaguars s'y côtoient sans raison apparente?! Pour l'anecdote, dans un premier temps carine aperçoit une autre église jaune au sommet du village et est persuadée que c'est celle-ci la fameuse église! En l'atteignant, elle doit se rendre à l'évidence que cette petite église jaune peu décorée n'est pas la célèbre église! À côté de cette dernière figure un petit autel chrétien au pied duquel des offrandes sont brûlées lors de cérémonies mayas! Retour à la première eglise (la bonne) pour en visiter l'intérieur cette fois! Il n'est pas mal non plus à part le néon bleu très kitch au dessus de l'autel! Retour à Quetzaltenango à la même vitesse moyenne... 12 km/h!Eglise de San Andres Xecul

Mardi 16 mai 2017. Ce matin direction Zunil (en bus), petit village situé au sud de Quetzaltenango. De là, nous négocions un pick-up pour nous rendre aux Fuentes Georginas, ensemble de sources chaudes situé à 8 km au dessus de Zunil (dans la montagne). La route pour s'y rendre est superbe, bordée de champs cultivés de pommes de terre, carottes, choux, radis, etc... disposés géométriquement à flanc de montagne. Ce sont des indiens (et indiennes) qui travaillent ces terres fertiles. En prenant de l'altitude une brume mêlée à de la vapeur de soufre nous entoure. La visibilité devient très réduite ce qui ne nous empêche pas d'apercevoir un koati dès l'entrée du parc! Nous filons au bassin principal au milieu d'une végétation tropicale exubérante. La baignade dans ce spa naturel à l'eau (très) chaude est très agréable et relaxante! La fumée qui s'échappe du bassin été des roches avoisinantes ajoute une touche magique au tableau. À la sortie du parc nous assistons à une cérémonie maya autour du premier bassin. Redescente à pied des Fuentes, dans un temps (pas de véhicule là haut), puis après 3,5 km nous interceptons un pick-up qui nous conduit à  Zunil. Nous profitons du marché de fruits et légumes qui a lieu le mardi. Pas de touristes ici et seulement des indiens qui nous regardent d'un air amusé. Un marché haut en couleurs et en odeurs (agréables)... muy tipico! De retour à Quetzaltenango, nous nous perdons dans un autre marché typique, mais plus urbain et diversifié (fringues, bouffe, objets électroniques et babioles diverses): celui de la Democracia, au nord du centre ville.

Fuentes GeorginasMercredi 17 mai 2017. Après un bon desayuno, direction Almolonga, petit village qui n'a d'intérêt que son marché du mercredi (ça tombe bien). Après quelques km de bus nous sommes au cœur de ce petit pueblo très animé. Comme à Zunil la veille, c'est un festival de couleurs (celles des fruits et légumes et des tenues des femmes) et d'odeurs (persil, coriandre, menthe, etc...). Étant les seuls touristes, nous attirons la sympathie et la curiosité des locaux (100% indiens). De retour à Quetzaltenango, nous décidons d'explorer un peu cette ville en nous éloignant un peu du centre. Nous commençons par les faubourgs du sud de la ville qui s'accrochent aux flancs d'une colline. La pauvreté est un peu plus visible ici mais les maisons sont plus colorées. Et puis nous bénéficions de points de vue sympathiques. Puis nous partons au nord du parque centrale, très coloré également, mais plus riche, avec des collèges privés, visiblement réservés à une certaine élite. Retour au centre-ville où je fais quelques emplettes dans un super marché presque désert. À la caisse pas de caddies, ni même de paniers. Les trois, quatre clients devant moi n'ont chacun qu'un seul article à la main. Avec mes deux bières et mon paquet de maïs grillés pimentés, je suis presque un peu géné de faire montre de tant d'abondance!

AlmolongaJeudi 18 mai 2017. Dernier jour à Quetzaltenango. Nous décidons de nous rendre à San Francisco del Alto, même si le grand marché y a lieu le vendredi (demain nous on part pour le pacifique...). Trajet assez rapide grâce à un chauffeur (un peu trop) nerveux. Nous pensions errer seuls dans un petit pueblo désert, mais non, pas du tout, un marché assez grand s'y tient également le jeudi (et si ça se trouve d'autres jours aussi, mais aucune mention dans le routard et le lonely réunis). Marché de fruits et légumes et vêtements en tout genre (notamment de très jolis gilets en laine si je m'en réfère aux très s nombreux arrêts devant les 250'stands spécialisés). Toujours pas blasés d'observer les femmes mayas en tenues traditionnelles colorées, bébé sur le dos, portable dans une main et sac de courses dans l'autre! Et puis les sollicitations incessantes et amusantes des vendeurs, comme autant de mantras entêtants, participent positivement à l'ambiance générale. Étape suivante: Salcaja, sur la route du retour vers Quetzaltenango. Cette petite ville est surtout connue pour l'église de San Jacinto, la première église chretienne d'Amérique centrale (1524). Édifice globalement assez austère qui tranche avec les décorations en stuc, un peu kitchs, d'ananas et de bananes sur sa façade! En parcourant le centre ville nous tombons une fois de plus sur un marché. Mais alors, le Guatemala tout entier ne serait-il pas un immense marché?! On y trouve en particulier des textiles de style ikat, tissés localement. Retour à Quetzaltenango pour profiter de notre dernière soirée ici avant de rejoindre Monterrico, sur le pacifique, demain.

Iglesia San Jacinto, Salcaja

4. San Pedro la Laguna

Vendredi 12 mai 2017. Ce matin pas d'impératif horaire à respecter et c'est pourquoi nous nous réveillons à 5h45 à cause de la programmation d'un réveil oublié la veille! Aujourd'hui nous plions bagages pour rejoindre San Pedro la Laguna de l'autre côté du lac Atitlan. Lors de la traversée en mancha, le panorama sur les montagnes et les volcans avoisinants (et sur les petits villages qui dégoulinent sur leurs flancs) est superbe. Et l'hôtel Don Pascale où nous "atterrissons" après l'accostage n'est pas mal non plus (petit jardin intérieur rempli d'arbres à limes, vue sur le lac et le volcan San Pedro). Nous débutons la balade sur les hauteurs de la ville réputées plus traditionnelle. Et effectivement nous croisons majoritairement des indiens en tenues traditionnelles (et des chiens) jusqu'au cœur du village, autour de l'église. Nous traversons le petit marché "alimentaire" qui nous permet de profiter de l'ambiance locale deux ou trois têtes au dessus de tout le monde (malgré mon modeste mètre 77). Puis nous empruntons les ruelles pentues pour atteindre le bas du village (au pied du lac) qui concentre les boutiques, les restos, ateliers de tissage, salon de massage, spa pour touristes. Mais rien d'excessif non plus... tout est bien intégré dans une nature luxuriante le long de petits chemins en terre, le tout baignant dans une ambiance non-chalante très reposante. Journée relax donc et dégustation au passage du café local qui pousse 300m plus haut (à 1800m d'altitude) sur les flancs du volcan San Pedro qui domine le village du haut de ses 3000m.Fresque de San Pedro la Laguna

Samedi 13 mai 2017. Réveil vers 6h par l'église évangélique du coin qui diffuse son message en musique (sur amplifiée) à tout le village! De toutes façons les chauffeurs de bus pour Quetzaltenango avaient déjà entamés les hostilités en klaxonnant à chaque départ depuis 4h45! On est pas là pour dormir de toutes façons. D'ailleurs ce matin, direction l'embarcadère pour rejoindre le village de San Marcos, situé à 10mn en bateau. D'emblée San Marcos se révèle plus tranquille et encore plus noyé dans une nature luxuriante que San Pedro (les cigales locales font un boucan d'enfer). Pas étonnant qu'on y pratique la méditation et que des centres de médecine naturelle ou que des salons de massage se sont implantés ici! D'ailleurs des dreadeux tatoués très habités occupent la partie basse de la ville. Comme à San Pedro, la communauté maya occupe les hauteurs de la ville à l'écart de ce folklore new-age! Nous visitons la réserve naturelle de cerro Tzankujil qui permet d'atteindre un belvédère avec une vue imprenable sur le lac et ses 3 volcans. À la sortie nous faisons trempète dans le lac (Yuna et moi) dont l'eau doit atteindre les 22 degrés (à vue d'orteils) malgré les 1500m d'altitude. Retour à San Pedro par la même route lacustre qu'à l'aller. Ici l'eau dévale les ruelles pavées et donc, déduction logique, il a dû pleuvoir fortement ici, alors que le soleil dominait à quelques km de là! D'ailleurs la pluie commence à retomber et l'orage à gronder lorsque nous atteignons l'hôtel. La grosse averse passée, retour en centre ville où nous suivons un orchestre mobile pour marimba, tambour et maracas qui nous conduit dans une petite cour où à lieu une cérémonie religieuse (rite de passage de l'enfance à l'âge adulte pour une jeune "femme" de 15 ans. Les chanteurs de l'église évangélique terminent quant à eux leurs chants illuminés après 12h de performances ininterrompues (6h-18h)!Para as à San Pedro la Laguna

Dimanche 14 mai 2017. Après un solide petit déjeuner, nous sommes d'attaque pour aborder la journée. Première étape: rejoindre Santiago Atitlan, la plus grande cité lacustre. Nous profitons des 30 mn de lancha sur un lac d'huile bleuté pour admirer les trois magnifiques volcans qui nous entourent: San Pedro (3020m), Toliman (3158m) et Atitlan (3537m) et pour observer nos collègues de lancha, 100% indiens en tenue traditionnelle. La rue partant de l'embarcadère de Santiago est bordée de boutiques d'artisanat. En prenant un peu de hauteur en direction du centre ville ces boutiques disparaissent pour laisser place à un grand marché en plein air chargé de produits alimentaire et de babioles en tout genre. L'animation bat également son plein autour de la très belle église paroissiale (1549). La messe fait tellement recette que certains doivent la suivre sur des écrans situés à l'extérieur! Nous observons la vie locale dominicale de cette petite ville à forte identité maya tz'utujil qui ne s'est pas sacrifiée au dieu touriste (mais qui vénère Maximon, la divinité locale). De retour à San Pedro nous faisons le plein d'énergie (licuados, sandwichs) avant de monter dans un tuk-tuk pour San Juan, le 6ème et dernier village du lac que nous allons parcourir. San Juan est un petit village paisible où les habitants (majoritairement de culture maya tz'utujil) sont organisés en coopératives spécialisées dans le tissage ou la peinture par exemple. Un village plein de bonnes vibrations et des fresque à chaque coin de rue! De retour à San Pedro, un orage court et intense s'abat. En quelques minutes, des torrents d'eau dévalent la rue pentue qui fait face à notre hôtel. Demain direction Quetzaltenango dans les hautes terres.San Juan

3. Panajachel & Chichicastenango

Mercredi 10 mai 2017. Départ vers 7h pour notre seconde étape: Panajachel sur le lac Atitlan. Nous héritons d'un vieux school bus déglingué qui nous secoue dans tous les sens. Dans un virage serré, Yaya (qui révait) est projeté latéralement de la droite vers la gauche du bus. Sa tête s'écrase sur une vitre qui casse (en partie) sous le choc! Plus de peur que de mal finalement et une simple bosse en guise de souvenir impactant! Vers 10h30 nous atteignons Panajachel, la ville la plus importante sur le lac Atitlan, entouré d'une chaîne de volcans et qui est considéré comme l'un des plus beaux lacs du monde. Pour l'heure, le temps voilé ne nous permet pas encore de profiter du spectacle. Nous sautons dans un pick-up (très secouant) pour partir visiter un petit village reculé accroché à flanc de colline sur les hauteurs du lac: San Antonio Palopo. Ce village est réputé pour les longues tuniques brodées (les huipiles) couleur indigo, que portent les femmes. Une cérémonie mystérieuse à lieu autour de l'église blanche à notre arrivée. Nous nous perdons dans le labyrinthe de petites ruelles pentues qui serpentent sur la colline, sous le regard amusé des gens (nous sommes les seuls touristes dans le village). Retour à Panajachel qui est la ville touristique du lac, l'exacte opposée de San Antonio! Son panorama sur le lac et les volcans est quand même renversant (on lui pardonnera donc son agitation touristiques). Et puis nous séjournerons dans des villages plus authentiques de l'autre côté du lac mais demain nous partons en excursion au célèbre marché de Chichicastenango, qui est accessible depuis Panajachel! C'est pourquoi cette ville sera notre base jusqu'à demain. Et puis nous dormons dans un hôtel donnant sur un petit jardin agréable, habité par un perroquet vert très bavard et par deux petites tortues hypo-actives!Lac Atitlan à Panajachel

Jeudi 11 mai 2017. Réveil à 5h45 pour partir visiter le célèbre marché de Chichicastenango, l'un des plus grands du pays. Le bus collectivo n'étant pas là à l'heure prévu (6h45), nous décidons de monter dans un premier bus à destination de Solola. De Solola nous interceptons un second bus pour los encuentros puis un troisième pour Chichicastenango! Les passagers sont en grande majorité d'origine indienne (maya) et pas un seul touriste à l'horizon dans ces bus! Il faut croire que les routards des environs préfèrent emprunter les shuffles privés recommandés par le lonely planet car à l'arrivée ils sont bien au rendez-vous du marché! Nous débutons la visite de la ville par l'église Santo Tomas, l'une des plus anciennes du pays (bâtie en 1540). Les prêtres mayas ont pris possession des lieux et de nombreux rites pré-hispaniques se pratiquent aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur du site sacré (notamment à l'aide de la fumée du copal, l'encens ancestral). Il s'y dégage une atmosphère surréaliste. En bas des marches de l'église les échoppes chargées d'artisanat pullulent dans toutes les directions. Les vendeurs indiens portent les tenues traditionnelles caractéristiques de leurs villages d'origines. Nous parcourons ce labyrinthe de manière aléatoire. Après 4h sur place nous rebroussons chemin sous une pluie battante. 3 bus plus tard nous sommes de retour à Panajachel alors que la pluie a cessé et que la brume s'évapore pour dévoiler enfin les majestueux volcans qui dominent le lac Atitlan. Petite balade dans Pana et en bord de lac pour fêter ça! Demain direction San Pedro la Laguna sur la rive opposée.Chichicastenango

2. Antigua

Dimanche 7 mai 2017. Un décalage horaire mal digéré me fait ouvrir les yeux en grand vers 2h du mat! Finalement tout le monde se force à rester au lit jusqu'à 5h pour partir explorer à l'aube, el joyaux coloniale du Guatemala (Antigua oui!). Cette petite ville est certes touristique mais comment ne pourrait-t-elle pas l'être? C'est en effet la plus belle ville du Guatemala et peut être d'Amérique centrale, même si Granada au Nicaragua et panama viejo au cœur de Panama city sont deux autres merveilles à ne pas négliger de visiter! Cette ville à l'architecture coloniale et aux pavés mal ajustés nous fait également penser à Cuzco au Pérou et surtout à Paraty au Brésil. Sauf qu'ici en Bonus, on peut contempler 3 majestueux volcans qui entourent la cité et qui se dressent fièrement au détour de ruelles colorées (l'Agua, el Fuego et l'Acatenango qui culmine à 3976m). Autre particularité: malgré l'attraction touristique, la petite cité conserve une certaine non-chalance, une douceur de vivre palpable et même une relative tranquillité (surtout le matin). Au programme du jour: se perdre dans le labyrinthe de ruelles, admirer quelques vestiges coloniaux, tomber nez à nez sur une procession étrange à l'arc de santa catalina  (un des emblèmes de la ville), se rendre en tuk-tuk (moto taxi) au cerro de la Cruz qui domine majestralement Antigua et le volcan Agua. Et puis redescendre à pied et se perdre à nouveau, profiter des scènes de vie du magnifique parque central, se rendre au marché non artisanal longeant le terminal de bus et finir vers 20h épuisés!

cerro de la cruz

Lundi 8 mai 2017. Réveil à 3h45 en pleine forme! J'en profite pour alimenter le blog avant que le jour ne daigne enfin se lever peu après 5h. Avant 6h nous sommes devant notre hôtel à attendre notre mini bus pour le volcan Pacaya. Ce volcan est l'un des 4 en activités parmi les 37 que compte le pays. Un peu plus d'une heure plus tard nous entamons son ascension à l'aide d'un guide un peu speed! Il ne lui faut que quelques minutes pour disloquer un groupe de 10 personnes en petits morceaux dispersés les uns des autres. Yuna fait partie du groupe de tête alors que sa mamie (Yaya) ferme la marche! La pente s'avère assez raide par moment et plutôt glissante en raison du mélange de terre et de cendres volcaniques qui la constitue. Au bout d'une heure nous sortons de la forêt et atteignons une plateforme qui nous permet d'admirer le cône qui crache de la fumée à intervalle régulier, à chaque fois précédé d'un bruit sec plutôt impressionnant. De l'autre côté on peut admirer un autre magnifique volcan (el Agua?). Nous poursuivons notre expédition en contrebas jusqu'au champ de pierres volcaniques qui entourent la base du cône sommital. Au passage, un tout petit volcan énervé au loin rentre en éruption (de cendres)! Il s'agit del fuego qui fait des siennes, le plus actif de tous (d'où son nom!). Petite balade au milieu des pierres volcaniques puis dégustation de chamalows grillés à l'aide d'une source chaude fumantes nichée dans une minuscule cavité. Et puis ascension à nouveau par un petit chemin de crêtes avant de redescendre (à vitesses variables) la pente jusqu'au mini bus. Retour à Antigua peu avant 14h où nous passons une partie de l'après-midi à flâner mollement le long des (magnifiques) ruelles de la (magnifique) ville!

Yuna au parque central, AntiguaMardi 9 mai 2017. Dernier jour à Antigua. Sur la demande de Yuna, nous commençons la journée par admirer, au terminal de bus, les anciens school bus étasuniens, réaménagés, customisés et qui parcours toujours le pays à petits prix. Petit dej au marché puis direction l'iglesia de la Merced par des chemins détournés (c'est à dire loin de l'agitation du centre ville). L'iglesia de la merced est selon les dire du lonely planer et du routard réunis, remarquable pour sa façade au décor de stuc blanc sur fond jaune. Pour moi c'est joli mais ça ne casse pas 3 pattes à un canard et c'est surtout sans comparaison possible avec la finesse des gargouilles et des autres décorations des églises du Finistère nord (sans chauvinisme). Quoi qu'il en soit nous décidons de visiter le couvent attenant qui est plutôt vide mais qui possède un énorme bassin central en forme de nénuphar et surtout un toit panoramique permettant d'admirer une partie de la ville et les 3 volcans qui l'entourent. Ensuite, errance dans les rues jusqu'à la iglesia San Francisco beaucoup plus intéressante que la précédente à mon avis. La thématique église achevée nous flânons sans but jusqu'en fin d'après-midi.

Yuna devant le volcan Agua

1. Le Jour du départ

Samedi 6 mai 2017. Lepénisation des esprits endormis. Macronisation du monde de la nuit... vous êtes bien sur  France Inter ou dans un cauchemar éveillé. Enfin éveillé... faut le dire vite! À 4h du mat' en cette veille de second tour, la radio ne nous extirpe que modérément du sommeil paradoxal! Enfin je parle pour moi! Carine comme à son habitude a quitté Morphée plus vite qu'un soldat d'élite nord coréen sous amphétamine! Yuna l'a suit de près, puis Yaya (sa mamie) et enfin ma deuxième paupière. Où nous rendons nous déjà ? Ah oui à Delhi, India! Humm attends non, c'était l'année dernière ça! Ça y est j'y suis, le brouillard se dissipe! Nous partons pour la 7eme fois en Amérique latine... faut croire qu'on aime ça! Enfin 7, ça c'est pour carine et moi. Yuna (8,5 ans) en est à son troisième voyage dans le coin (après le Brésil et le Costa Rica). Quant à Yaya (68,5 ans), c'est son deuxième trip latino-américain! Cette fois le pays élu est le Guatemala, le cœur du monde maya, tout au nord de l'Amérique centrale. Pour l'heure (4h45), notre voisine myrtille nous conduit à l'aéroport de Toulouse-Blagnac (merci encore!) d'où nous nous envolons (sous la pluie) pour Madrid. 4h plus tard un Airbus A330-200 nous entraîne pour 12 (longues) heures de vol à destination de Guatemala city. Après la traversée d'une partie de la péninsule ibérique, nous survolons l'Atlantique (morne océan) avant que le bleu turquoise des Bahamas n'egaille un peu le tableau. C'est ensuite au tour de Cuba sous les nuages, et enfin au bout du bout... Guatemala city enfin! Enfin c'est pas tout à fait terminé puisque nous sautons ensuite dans un taxi pour atteindre, une heure plus tard, la sublime Antigua... 22 heures après avoir quitté notre appartement toulousain! Victoire! c'est le lutte finale euh! Un petit tour et retour rapide à l'hôtel nous effondrer au son des pétards (pas de doute, nous sommes bien en Amérique latine!). 

En transit à Madrid... vendredi 6 mai, 10h, du mat:

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