4. San Pedro la Laguna

Vendredi 12 mai 2017. Ce matin pas d'impératif horaire à respecter et c'est pourquoi nous nous réveillons à 5h45 à cause de la programmation d'un réveil oublié la veille! Aujourd'hui nous plions bagages pour rejoindre San Pedro la Laguna de l'autre côté du lac Atitlan. Lors de la traversée en mancha, le panorama sur les montagnes et les volcans avoisinants (et sur les petits villages qui dégoulinent sur leurs flancs) est superbe. Et l'hôtel Don Pascale où nous "atterrissons" après l'accostage n'est pas mal non plus (petit jardin intérieur rempli d'arbres à limes, vue sur le lac et le volcan San Pedro). Nous débutons la balade sur les hauteurs de la ville réputées plus traditionnelle. Et effectivement nous croisons majoritairement des indiens en tenues traditionnelles (et des chiens) jusqu'au cœur du village, autour de l'église. Nous traversons le petit marché "alimentaire" qui nous permet de profiter de l'ambiance locale deux ou trois têtes au dessus de tout le monde (malgré mon modeste mètre 77). Puis nous empruntons les ruelles pentues pour atteindre le bas du village (au pied du lac) qui concentre les boutiques, les restos, ateliers de tissage, salon de massage, spa pour touristes. Mais rien d'excessif non plus... tout est bien intégré dans une nature luxuriante le long de petits chemins en terre, le tout baignant dans une ambiance non-chalante très reposante. Journée relax donc et dégustation au passage du café local qui pousse 300m plus haut (à 1800m d'altitude) sur les flancs du volcan San Pedro qui domine le village du haut de ses 3000m.Fresque de San Pedro la Laguna

Samedi 13 mai 2017. Réveil vers 6h par l'église évangélique du coin qui diffuse son message en musique (sur amplifiée) à tout le village! De toutes façons les chauffeurs de bus pour Quetzaltenango avaient déjà entamés les hostilités en klaxonnant à chaque départ depuis 4h45! On est pas là pour dormir de toutes façons. D'ailleurs ce matin, direction l'embarcadère pour rejoindre le village de San Marcos, situé à 10mn en bateau. D'emblée San Marcos se révèle plus tranquille et encore plus noyé dans une nature luxuriante que San Pedro (les cigales locales font un boucan d'enfer). Pas étonnant qu'on y pratique la méditation et que des centres de médecine naturelle ou que des salons de massage se sont implantés ici! D'ailleurs des dreadeux tatoués très habités occupent la partie basse de la ville. Comme à San Pedro, la communauté maya occupe les hauteurs de la ville à l'écart de ce folklore new-age! Nous visitons la réserve naturelle de cerro Tzankujil qui permet d'atteindre un belvédère avec une vue imprenable sur le lac et ses 3 volcans. À la sortie nous faisons trempète dans le lac (Yuna et moi) dont l'eau doit atteindre les 22 degrés (à vue d'orteils) malgré les 1500m d'altitude. Retour à San Pedro par la même route lacustre qu'à l'aller. Ici l'eau dévale les ruelles pavées et donc, déduction logique, il a dû pleuvoir fortement ici, alors que le soleil dominait à quelques km de là! D'ailleurs la pluie commence à retomber et l'orage à gronder lorsque nous atteignons l'hôtel. La grosse averse passée, retour en centre ville où nous suivons un orchestre mobile pour marimba, tambour et maracas qui nous conduit dans une petite cour où à lieu une cérémonie religieuse (rite de passage de l'enfance à l'âge adulte pour une jeune "femme" de 15 ans. Les chanteurs de l'église évangélique terminent quant à eux leurs chants illuminés après 12h de performances ininterrompues (6h-18h)!Para as à San Pedro la Laguna

Dimanche 14 mai 2017. Après un solide petit déjeuner, nous sommes d'attaque pour aborder la journée. Première étape: rejoindre Santiago Atitlan, la plus grande cité lacustre. Nous profitons des 30 mn de lancha sur un lac d'huile bleuté pour admirer les trois magnifiques volcans qui nous entourent: San Pedro (3020m), Toliman (3158m) et Atitlan (3537m) et pour observer nos collègues de lancha, 100% indiens en tenue traditionnelle. La rue partant de l'embarcadère de Santiago est bordée de boutiques d'artisanat. En prenant un peu de hauteur en direction du centre ville ces boutiques disparaissent pour laisser place à un grand marché en plein air chargé de produits alimentaire et de babioles en tout genre. L'animation bat également son plein autour de la très belle église paroissiale (1549). La messe fait tellement recette que certains doivent la suivre sur des écrans situés à l'extérieur! Nous observons la vie locale dominicale de cette petite ville à forte identité maya tz'utujil qui ne s'est pas sacrifiée au dieu touriste (mais qui vénère Maximon, la divinité locale). De retour à San Pedro nous faisons le plein d'énergie (licuados, sandwichs) avant de monter dans un tuk-tuk pour San Juan, le 6ème et dernier village du lac que nous allons parcourir. San Juan est un petit village paisible où les habitants (majoritairement de culture maya tz'utujil) sont organisés en coopératives spécialisées dans le tissage ou la peinture par exemple. Un village plein de bonnes vibrations et des fresque à chaque coin de rue! De retour à San Pedro, un orage court et intense s'abat. En quelques minutes, des torrents d'eau dévalent la rue pentue qui fait face à notre hôtel. Demain direction Quetzaltenango dans les hautes terres.San Juan

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